mercredi 28 mai 2025
Les premiers séminaires ’intersessions’ ont eu lieu et les Etats du Nord continuent de manquer d’ambition pour une réelle réforme de l’architecture de la dette à l’international. Les états des pays du Sud sont pourtant forts. La coalition OASIS des états insulaire appel à la mise en place d’une convention à l’ONU pour traiter des enjeux d’endettement dans un espace ou chaque pays à une voix. En effet pour l’instant les enjeux d’endettement et de restructuration de dette sont traités par des institutions fermées et non démocratiques comme le Club de Paris (composé uniquement de pays créanciers), le G20 (composé des 20 plus grandes puissances économiques) ou encore le FMI (où les pays les plus riches ont davantage de poids dans les décisions que les pays pauvres et en développement). Ainsi les pays les plus touchés par le surendettement sont écartés des espaces de décision tandis qu’ils subissent de plein fouet les impacts du surendettement, de l’austérité imposée sur leurs dépenses sociales, ou encore des restructuration lentes et de l’impact des agences de notation. Une convention à l’ONU permettrait donc de traiter de tous les enjeux liés à la dette de manière cohérente et à l’écoute des besoins des créditeurs des débiteurs et des populations affectées.
Les Etats du Nord, pour certains, ont pourtant cette initiative comme ligne rouge et poussent pour que la mention actuelle - pourtant déjà très allégée - d’un processus intergouvernemental soit enlevée. Cela se passe alors que le Groupe Afrique - constitué de tous les Etats africains - pousse pour que cela reste dans le texte final. Il ne faut pas oublier que les conférences pour le financement du développement (FfD4) n’arrivent que tous les 10 ans (la dernière étant de 2015) et fixent les grandes orientations pour le financement du développement. Avec des enjeux toujours plus importants de financement (notamment avec la crise climatique) c’est une opportunité unique pour avoir des orientations ambitieuses qui permettent de lutter contre la pauvreté et contre le changement climatique tout en permettant un développement juste et équitable.
Pour pousser cette ambition, de nombreuses organisations de la société civile ont adressé une lettre aux Etats membres pour que l’opportunité d’une décennie ne soit pas mis à mal par les intérêts de quelques états riches. Vous pouvez trouver cette lettre traduite en français joint à cet article.
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